Un an déjà que Madagascar a vécu un des épisodes les plus sombres de son histoire. Marc Ravalomanana, sentant le vent de la démocratisation et de la liberté tourner en sa défaveur a ordonné à sa garde rapprochée de tirer sans sommation sur le peuple manifestant son désir de mettre fin à son pouvoir dictatorial. Encadrés par des mercenaires recrutés dans les Pays de la SADC, les membres de la garde présidentielle de l’époque se sont déchaînés sur la foule à coup de Kalachnikov. Le bilan était très lourd. Plus d’une quarantaine de morts et environs 400 blessés selon le décompte fait par la Croix-Rouge, sans compter les disparus, car des camions bennes ont fait le ménage tout juste après le massacre. Par pudeur et par respect pour les familles des victimes, nous n’allons publier aucunes photos, aucuns films rappelant cette tragédie. Néanmoins, il importe de rappeler les souhaits de vérité de plusieurs associations et ONG dont l’Organisation Mondiale Contre la Torture et l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture.





